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122 - Jeudi 25/01

Quand un plat de satza with-n'importe-quoi coûte entre 4 et 5000 Zim$, et qu'un ouvrier agricole touche 8000 Zim$ par mois, on comprend pourquoi le ministre de l'agriculture exprime dans la presse ses craintes que les dits-ouvriers se livrent à des activités parallèles pour "arrondir" leurs fins de mois qui doivent commencer le matin du 1er.

C'est quand même un pays ou les promos des supermarchés peuvent annoncer : "seulement 50% + cher demain au lieu des 100% prévus." !

Je traverse la ville que je commence à bien maîtriser pour arriver au Rainbow Tower Hotel, un ex-Sheraton déclassé mais toujours 5 étoiles. Au 2ème étage, il y a "La chandelle", un resto tenu par Charles et Jo, des Français installés depuis 1 an. En provenance directe de Lille où ils géraient "La Part des Anges" rue Solférino... C'est le Consul qui me les avait évoqués et j'ai fini par accepter de les rencontrer. Dans leur restaurant de luxe avec terrasse et vue imprenable sur Harare. Pour quelques conseils glanés, toujours bons à prendre. Bizarrement, + tu as d'argent et de contacts, + c'est facile de s'installer. Il me reste un peu de chemin.

De mes rencontres ces 3 derniers jours, il n'y a eu que la moins attendue, Sally, pour me conseiller d'aller à la Environmental Management Agency, encore une perpette-à-pied aventure. Là-bas, j'apprends que leur accord pour tout projet économique en zone "protégée", qui prend 2 mois et coûte 4000 US$, est totalement indispensable.

Ensuite je fais la queue 20 minutes sur le trottoir pour téléphoner depuis un phone shop ( les Zimbabwéens adorent téléphoner....), et puis je dois gérer, pour la 15ème fois de la journée et comme tous les jours, une personne me demandant de l'aide.

 


Publié à 11:03, le 17/02/2007
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