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128 - Mercredi 31/01

Au revoir à Peter et Edison, qui me remettaient mes reçus quotidiens moyennant la coquette somme d'équivalent-3 US$. Je ne comprends toujours pas pourquoi le Palm Rock Villa échappe à la sacro-sainte loi "toi l'étranger, tu paieras en devises". C'est très bien comme ça.

Une dernière traversée de la ville d'est en ouest, jusqu'au même bout de trottoir qui m'avait vu arriver il y a 3 mois au crépuscule, jusqu'à ce qu'un Saint-Bernie vienne me secourir.

Le minibus parcourera les 440 kms Sud-ouest jusque Bulawayo en 6 heures 30, même pas entassés ( une personne par siège ), un bonheur. Doreen montera à bord à Kwekwe mais c'est 2 heures + tard que, par le jeu des montées-descentes de passagers, nous serons  voisins. Entre temps, un sévère barrage de Police où tout le monde descend pour fouille corporelle. Sauf moi. Je ne dois pas avoir la tête d'un trafiquant d'or ou de diamants, car c'est ce qu'ils cherchent, des smugglers. Déjà 28000 smugglers arrêtés en 1 mois, dixit le Herald : ze operation de très grosse envergure.

Doreen a 28 ans, elle est étudiante en hôtellerie à l'Université Bulawayo Polytechnics et c'est là qu'elle m'emmène car -ah bon ?- il y a là des piaules bien et bon marché. Doreen me fait la visite du campus, séparé du centre-ville par un grand parc, mais pas du tout national. J'ai donc bien failli m'installer au coeur de l'Université de Bulawayo, si je n'avais pas bêtement confessé ma nationalité à la réception de la youth hostel intégrée car on me répond : 75 US$ la nuit. Un prix tellement indécent que ça en reflète la misère environnante. Doreen me conseille alors la mise en veille, et au Municipal Camping and Caravan Park, elle prend sous son nom pour 4 nuits un cottage (avec salle de bains !) qui m'aurait coûté 44 US$ en tant que foreigner. Mais qui du coup me revient à 5 US$. Très Motel américain, c'est pas Jéjé qui me démentirait...

Il n'y a qu'un chemin à traverser du cottage au campus où je vais prendre un verre au bar des étudiants en regardant de drôlissimes clips zims a la télé. Là encore, couvre-feu ; après 19h, le parc qui mène au centre-ville est un no go, le coupe-gorge assuré, d'apres Doreen, le gardien du Camp, et le Lonely.

Mais il y a dans cette fac un bar, un resto, des étudiants djeuns et sympas, comme Nigel et Malcolm qui me diront : "Ah tu viens de France ? Mais alors ça veut dire que ... euh ... tu parles français ? "

 


Publié à 11:07, le 18/02/2007
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